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Les références budgétaires minimales

Le montant des références budgétaires minimales dans le panier Alimentation est basé sur des besoins alimentaires essentiels (tels que l’eau, les pommes de terre, le pain, les légumes, les fruits, le lait et les produits au soja, le fromage, la viande, poisson, les œufs et les produits de substitution, les graisses, et des extras très limités)modalisés en fonction du nombre de personnes dans le ménage et de l’âge des enfants.
Ce modèle alimentaire peut être assez éloigné de ce qui est mis en œuvre de façon effective dans les familles, mais il constitue une référence à adapter.

Il faut souligner que les montants sont basés sur des pratiques alimentaires idéales qui sont très éloignées des pratiques réelles.
Le Réseau de Financement Alternatif relève que moins de 10 % de la population belge s’alimente en respectant globalement ces recommandations (1).

L’étude part aussi du postulat que le ménage dispose d’un congélateur.

Il est également apparu que le budget global proposé paraissait inférieur à ce qu‘y consacrent la plupart des personnes vivant des minima sociaux. Par ailleurs, les compétences requises pour pouvoir respecter un tel panier alimentaire (connaissance des besoins alimentaires essentiels, identification des produits adaptés, gestion des stocks, préparation des plats, etc.) sont perçues comme dépassant ce qui peut être attendu du public cible.

Le budget du panier Alimentation, prévu dans Les références budgétaires minimales, est basé sur les prix pratiqués par l’enseigne Colruyt, avec une majoration de 10% correspondant au montant supérieur des prix pratiqués dans les autres grandes surfaces.

D’autres dépenses alimentaires sont distribuées dans d’autres paniers : celui des enfants (snack, sorties en famille…), de la détente, du repos et divertissement et celui de l’entretien de relations (par exemple : repas pris hors du domicile, boissons au café, réception d’amis et de membres de la famille chez soi…).

(1)Références budgétaires minimales pour une vie digne, 2008-2009, Cahier Financité n° 16, page 17, Réseau Financement Alternatif
En optant pour un panier qui, sur une échelle de 7, se compose de cinq portions de produits de références (c’est-à-dire, à titre d’exemple : l’eau pour les boissons) et deux portions des produits intermédiaires (c’est-à-dire le thé, le café ou une boisson gazeuse faible en sucre), en éliminant donc tous les « extras » (produits trop riches en sucre ou en graisse), on prend comme norme un schéma alimentaire très éloigné des habitudes observées.
À ce stade, sachons que moins de 10 % de la population belge s’alimente en respectant globalement ces recommandations. Dès lors, en prenant cet idéal comme référence, alors qu’on le sait très éloigné des pratiques socialement valorisées, on peut s’attendre à des résistances importantes quant à leur usage et leur validation par les groupes en précarité.
C’est là une conséquence induite de l’approche fonctionnaliste prise par les chercheurs et de leur choix systématique de la stratégie de consommation la plus optimale à l’égard de la satisfaction la plus objective possible des besoins. C’est une posture méthodologique qui est très importante pour consolider la légitimité « légale » de ce standard budgétaire (parce qu’il est de ce fait très difficile d’argumenter que quoi que ce soit dans ce budget puisse être considéré comme facultatif au respect de la dignité humaine) mais qui, dans les faits, ne permet pas de rencontrer la « liberté de choix » que tout un chacun associe légitimement à la notion d’autonomie.

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